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Charivari, troisième (et dernière) séquence!

jeudi 11 septembre 2008

Le chenal de Saint Jacques de Compostelle

Eh oui, nous l’avons fait, classant définitivement Charivari dans la catégorie GT (Grand Tourisme) et non plus GV (Grand Voyage) : cédant à la pression sympathique de nos très chers Antoine et Salvatrice, nous avons achevé aujourd’hui notre chemin de Saint Jacques de Compostelle, pensant beaucoup à eux.
Nous avons suivi avec Charivari des routes, certes inédites, mais sensiblement parallèles à celles des pèlerins de St Jacques (surtout sur la dernière étape où le chemin longe la côte Cantabrique), et franchi ce matin en bus les derniers kilomètres. Notre look ne valait pas ceux des vaillants marcheurs ou cyclistes (nous vous y voyions, Antoine et Salvatrice…) mais l’effort n’avait pas non plus été le même. En prime nous sommes arrivés dans la Cathédrale à midi, à l’heure où une grand-messe était dite par deux évêques – l’un américain, l’autre espagnol -rien que ça. Nous avons même vu exceptionnellement l’énorme encensoir, qui doit bien peser 300kg , se balancer d’un transept à l’autre au bout d’une corde amarrée en haut de la nef. Risqué, à mon avis, mais spectaculaire.
Françou a été sensible à ces petits gestes pour son anniversaire.
Visite émouvante dans ces lieux étonnants.
Faire un cap en bus n’est pas chose simple quand on ne connait pas la langue… Enfin je ne devrais pas dire cela : Françou retrouve très vite les bribes d’espagnol qu’elle avait assimilées sur les bancs de l’école et une belle assurance, qui la gagne quand on lui répond. Réponses qui ne correspondent pas toujours à ses questions, mais réponses quand même (l’autre jour le marchand à qui elle avait demandé un bouchon de cocotte minute est allé sans hésiter lui chercher un presse-citron). Elle se lance avec beaucoup de courage et de toupet dans des grandes phrases, dans un parler spécial : le franglaispagnol… Elle a même réussi ce matin à se mettre en colère avec – et mettre en colère ! - un contrôleur de bus.
Et la voile dans tout cela ? Eh bien regardez par vos fenêtres, l’Atlantique accueille en ce moment un nième souffle musclé, que nous ne prenons pas directement, mais qui nous envoie une mer qualifiée de grosse, pas recommandée pour passer les grands caps… On retrouve notre petit monde de Gijon, qui attend comme nous. Même nos trois bretons, partis ce matin, sont de retour. Je cite leur blog : "Aujourd'hui, jeudi 11 septembre 2008, a 13H 51 UTC, la kassu team a le moral dans les chaussettes. En effet nous sommes bloqués au port de la Coruna, la ville n'est pas terrible, le port est un peu cher, et pour couronner le tout il y a un temps de merde : Vent, houle, pluie le combo parfait pour rester dans un bateau à faire du lard".
Samedi ça devrait passer…
Bises à toutes et à tous.

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