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Charivari, troisième (et dernière) séquence!

mardi 30 septembre 2008

Voir Lisbonne, et y revenir !

Un seul mot : magnifique ! Lisbonne mérite un long séjour, ce que l’on s’est promis de faire. Quelle douceur, quelle beauté architecturale ! Je ne veux pas déflorer le sujet, vous n’en aurez aucune photo sur ce blog, il faut y aller. Et nous n’en avons vu qu’un petit morceau : la Baixa, le Chiado et le château de Sâo Jorge (comme un gros chat fauve, assoupi sur sa colline, cet édifice guerrier est un lieu paisible aux formes pleines de douceur, qui offre des perspectives splendides sur la ville et son fleuve). Demain nous verrons Belém. Impatience !
Bises à toutes et à tous !

Pensées profondes...

En bateau, comme dans certains autres sports de grands espaces – je pense à la course en montagne– on n’a pas le choix du moment où il faut faire appel à cette ressource si particulière : le courage. Ce moment arrive toujours sans prévenir, la nuit comme le jour, au mouillage comme en mer. Moment où, sans être forcément prêt, il faut faire face à une situation difficile, et le faire avec une grosse boule dans l’estomac quand vous gagne l’appréhension, voire la peur : peur de ne pas être capable de bien faire, et donc de dégrader la situation ; ou simple peur physique liée à l’environnement hostile dans lequel il faut agir.
Quand on est deux, c’est souvent deux peurs qu’il faut gérer, mais le courage de l’un peut aider l’autre à trouver le sien : souvent Françou m’a aidé à surmonter mes appréhensions. Je le lui ai bien rendu aujourd’hui. Peur et courage : le poison et son antidote… Dans un équipage plus nombreux, l’un et l’autre se diluent, et leur confrontation n’est pas aussi tangible que lorsque l’on n’est que deux (ou en solitaire !). Mais je peux vous assurer qu’ils sont bien présents à bord de Charivari. Nous croisons sur les bateaux beaucoup de gens très courageux, et que nous admirons. Ils ont en outre une grande sérénité, qui laisse parfois penser à des débutants comme nous qu’ils sont inconscients… Allez savoir !
Demain tourisme à Lisbonne ! Il faut éliminer la tension des épisodes passés !

des brises et des claques

Je n’aime pas trop ces levers au petit matin : le réveil sonne, il fait encore nuit, on ne distingue pas le ciel qui nous attend… ça rappelle les temps laborieux ! Et pourtant il le faut, si nous voulons partir avec les premières lueurs du jour et boucler notre étape avant le coucher du soleil. Ce soir nous devrions être à Lisbonne, ou plutôt dans sa banlieue : Cascais est une charmante petite ville dans l’estuaire du Tage – le fleuve qui arrose Lisbonne - où se trouvent au choix : une marina luxueuse (très chère), et un mouillage (gratuit). Dilemme ? C’est une question de point de vue, vous verrez…
Nous laissons Peniche dans le soleil rouge. Des dizaines de barques de pêche sont posées en vrac sur une mer très calme. Nous nous frayons un passage sur la pointe des pieds, ils sont tous tellement silencieux, certains ont même les lamparos encore allumés. Sous le vieux fort et sa falaise, on aperçoit Flores encore assoupi : Olivier et Brigitte qui ont l’âme champêtre ont préféré mouiller hors du port, seuls dans un site grandiose. On prend garde de ne pas les réveiller : ils vont plus vite que nous..
Nous nous attendons à une journée chaude, le vent est évanescent. Soudain, nous recevons une grande claque, une goulée de fraîcheur, avec un vent de 25 nœuds qui déboule de terre par le travers, et réduisons la toile. Olivier nous appelle quand Flores quitte son mouillage : englué dans le calme, il ne nous croit pas quand nous lui disons avoir réduit la toile. Une heure après, nous le rappelons pour lui dire que le vent est retombé : lui vient de prendre 2 ris ! Quand nous subirons une seconde attaque encore plus virulente avec 28 nœuds, lui sera dans la pétole… Décidément, l’Atlantique se méditerranéise, à prendre des coups de sang et à se calmer de façon aussi soudaine.

Nous passons au large d'Ericeira, la ville d'Europe la plus proche d'Amérique
Nous arrivons dans la soirée à Cascais. Le mouillage est en effet très beau, il fait face à la petite ville colorée toute embrasée par la lumière du couchant.
S’y trouve une trentaine de bateaux venant de tous horizons : ambiance sympa. Pas d’hésitation, nous jetons l’ancre, dédaignant la marina de luxe...
Puis la lumière sympa vire au gris métallique de l’orage, le vent se lève et le beau mouillage nous montre son talon d’Achille : pas très bien abrité du secteur sud ! Nous devons faire un premier changement de mouillage après le dîner, dans le noir : mon matelot n’aime pas du tout (traumatisme datant de nos aventures à San Vicente de la Barquera, qui a même produit un adage : « Plus tu changes de mouillage pour être mieux, plus c’est pire »). En fait ça se passe bien, et c’est mieux : le vent doit se lever d’Est en fin de nuit, nous aurons de la place pour relâcher de la chaîne s’il le faut.
La nuit est un peu bruyante et roulante, et je projetais de rejoindre la marina au matin, n’imaginant pas laisser Charivari au bout de Damoclès (son ancre) dans un mouillage aussi peu protégé pendant notre visite de Lisbonne. Mais nous petit-déjeunions encore que le vent se lève vite et fort, comme hier. Je pense d’abord à une grosse brise de terre. Mais le temps passe et ça monte toujours, atteignant 25 nœuds et soulevant une mer de plus en plus énervée, avec des vagues courtes et formées qui blanchissent de la crête. Les bateaux font de grandes embardées, et il devient même problématique d’envisager de lever l’ancre.
Olivier et Brigitte, qui ont l’intention de rejoindre Lisbonne en bateau (ils mettront 4 heures pour remonter le Tage sur 8 milles, vent contre courant), ont un peu de mal à lever la leur : tout l’art consiste à faire avancer le bateau au moteur, au fur et à mesure que le guindeau (petit treuil) enroule la chaîne d’ancre. Les efforts développés sur la chaîne de l’ancre sont en effet très grands, et il faut soulager le guindeau, instrument vital, du poids et des coups de boutoir du bateau dans la vague. Une très bonne synchronisation doit de faire entre le barreur et celui qui enroule la chaîne, mais dans ce vent et avec les embardées, c’est un peu délicat. Ainsi, Brigitte, au guindeau, criait à Olivier « N’avance pas ! », et lui, comprenant « Ça n’avance pas ! », a mis trop de puissance au moteur, passant sur son ancre… ce qui a donné une belle figure et rajouté au stress de mon matelot.
Donc, Françou craint de ne pas y arriver. On attend… le vent monte toujours. Mais vers 14 h on ne peut plus attendre, c’est un capharnaüm et presque tous les bateaux ont quitté le mouillage pour trouver l’abri de la marina. Je force un peu mon matelot à qui il faudra beaucoup de courage pour prendre son poste à la barre. Et tout se passe très bien, j’ai pu ramener les 30 mètres de chaîne en douceur ! Quand on entre enfin dans cette marina – si chère ! – un coup d’œil à l’anémomètre indique 29 nœuds dans le port. Ce soir le ciel est sale, le vent siffle dans les haubans, et quand je lui ai demandé si elle se voyait dehors à l’ancre, Françou m’a dit : oui… mais enfermée dans les cabinets !

... puis à nouveau détendue, Françou fait les essayages de moustiquaire, confectionnée dans du voile de mariée…

vendredi 26 septembre 2008

Les enfants rois

Partis de Figueiras jeudi à l’aube, nous avions le cap sur Nazaré. Appel de Brigitte : ils y sont depuis la veille, et elle tient à nous prévenir que le port est plein, agité, et que l’odeur dominante n’est pas celle de la rose… Ils nous conseillent de griller l’étape. Nous visons donc Peniche, un peu plus loin. Puis re-appel d’Olivier : ils se sont renseignés sur Peniche, le port est plein, les bateaux y sont à couple, et il y a une houle qui agite toute la flotte. Bon, on y va quand même, on verra… Navigation estivale, grand soleil et peu de vent. Des dauphins nous accompagnent presque tout le temps, jouant à passer sous l’étrave.
Arrivée à Peniche vers 17h30, avec un bon vent dans le nez. Nous doublons le Cap Carvoeiro, et approchons de la ville protégée par son fort.



Quand nous arrivons, les 4 pontons du port sont saturés par des petits bateaux locaux. Pour les visiteurs, il y a juste un ponton qui peut accueillir 5 bateaux maximum, et il y en a déjà 5… Nous sollicitons d’un très gros voilier hollandais la permission de nous mettre à couple (nous avions tiré un long bord cet après midi, à quelques milles l’un de l’autre, cela crée des liens). Charmant accueil, et nous voilà petit voilier frenchy contre ce grand yacht batave. Il est parti ce matin, nous laissant une belle place à quai.



Peniche est un port de pêche très actif. C’est une grande rade où le va et vient, dans tous les sens, des bateaux de pêche de tous calibres donne une idée de ce que serait une synthèse du mouvement brownien ET du mouvement perpétuel : ils entrent, sortent, vont décharger, reviennent à leur place, sont croisés par des petites embarcations de pêcheurs amateurs, parfois troublés par le passage de la grosse vedette de la police maritime… ça n’arrête jamais, même la nuit ! Et cela se paie par une houle, qui ne vient pas du large, mais est produite DANS le port. Ceci dit, le spectacle est magnifique, surtout avec ces couleurs typiques et cette magnifique lumière que l’on trouve par ici en automne. Il y a un bruit de moteur et de clapot permanent (Françou a fait un lapsus : « j’entends l’odeur du fuel »). A cela s’ajoute la sirène qui rameute le peuple de criée quand il y a arrivage massif de poisson.



Le port de Peniche : plein de petits poissons.



Les filets : des outils fabriqués et entretenus par des groupes d’hommes, selon un rituel collectif bien rodé, et qui comprend aussi la pause...

En mer, la technique de pêche au filet fait appel à une petite barque à moteur, larguée du bateau depuis une rampe assez rudimentaire.

Les hollandais sont vraiment la nation la plus présente sur les flots, du moins pour la plaisance. Les équipages sont souvent des jeunes parents avec 2 ou 3 enfants, qui partent traverser l’Atlantique. Parfois même à plusieurs bateaux de copains. Bonjour l’ambiance quand on se trouve près d’eux : ça nous rappelle notre jeunesse avec les bateaux amis, en Bretagne !
Mais le pompon revient à un grand catamaran français baptisé « No limit », que nous avions déjà vu mouillé, vide, près de nous dans l’Aber Wrac’h en juin... Nous n’en croyons pas nos yeux ! Il porte un équipage que nous n’imaginions jamais rencontrer, tant leur aventure nous paraissait improbable.
A La Rochelle nous avions entendu à la radio l’interview d’une jeune maman de 7 enfants, qui envisageait de partir sur un gros voilier. Ni elle ni son époux ne connaissaient la chose, mais le programme prévoyait de trouver un bateau et son skipper et de partir - après un essai, quand même ! - vers le sud… Madère, Canaries, Casamance, Cap Vert, Caraïbe. Là-bas l’épopée se poursuivrait en camping car aux Etats-Unis. Ce programme nous avait vraiment laissé perplexes, et nous n’arrêtions pas d’y repenser, essayant d’imaginer la galère que ça serait pour tous, quand ils prendraient conscience des contraintes de la vie sur un bateau ! Eh bien ils sont là : Emmanuelle et Jérôme, adorables parents épanouis, et leurs 7 enfants en or : Claire, Côme, Anne, Sophie, Philibert, Emilie, Clotaire…


Emmanuelle et sa grande famille


(Pour voir leur site : "deliry en voyage")

Anne m’a immédiatement adopté comme grand-père de substitution (le sien s’appelle aussi Bob) ! Et Michel, le skipper qui a construit lui-même son bateau, nous a dit être ravi de cet équipage qui le change tellement de ses clients habituels. Ils sont tous partis à la plage cet après midi, et cela nous rappelle les contrats passés avec nos petits quand nous naviguions avec eux : d’accord pour une journée de navigation, s’il y a une journée de plage après.


Peniche côté ville est aussi belle et colorée que côté port .

Peniche, on aime beaucoup. On commence à découvrir un peu des formes, des plantes, des couleurs et des senteurs d’Afrique du nord. Il fait très beau et très chaud…


Le marché couvert : endroit de fraicheur, où l’on trouve des fruits de terre et de mer magnifiques et délicieux.

Demain, cap sur Lisbonne, où nous resterons quelques jours (le mauvais temps s'annonce pour le WE..)

Bises à toutes et à tous, merci aux petits messages, ON AIME !

mercredi 24 septembre 2008

le mail de la Maman

Mes chéris
Voila une fin de journée encore bien occupée avec l’impression de ne pas avoir fait grand-chose : il faut dire que nous avons décidé de passer à l’heure portugaise au bout d’une semaine quand même dans ce pays (nous commencions à avoir des loupés) alors il y a une heure de perdue, puis un lever un peu tardif : il fallait bien se remettre du départ à 7 h du matin d’hier matin.
Je ne vous raconte pas la journée d’hier qui fut bien éprouvante pour les nerfs et les yeux.
Et en fait c’est super de trainer un peu : ma présence n’était guère souhaitée à l’intérieur ou même à proximité du bateau ; Papa ayant décidé de faire une vidange et dans ce cas là c’est beaucoup mieux de prendre du large (fait confirmé par Brigitte, nos nouveaux copains).
Donc j’ai pris mon super caddy à roulettes pliant (acheté il y a peu de temps) et je suis partie déposer un très gros sac de linge sale dans la machine à laver du port (tarif excessif ici : 6,40 euros le jeton pour une machine) et je suis partie faire mon marché : poisson super, viande pas chère et fruits et légumes à foison. Deux heures plus tard je suis de retour au bateau avec mon linge propre et un caddy plein pour retrouver mon pauvre mari un peu plein partout d’huile de vidange, mais c’est maintenant terminé et le moteur tourne bien.
Après midi bien rempli : un peu de ménage et rangement en profitant du soleil pour bien sécher le bateau.
Nous commençons à sentir le sud : brumes matinales (que Papa développe), mais aussi moustiques (je fabrique mes moustiquaires en urgence : merci Emilie et Ben pour le tulle de marié trouvé au marché de Quiberon) et même les mouches sont là aussi, ce midi nous avons déjeuné au bistrot du port et elles étaient bien présentes.
La descente vers le sud du Portugal se fait doucement, nous sommes ravis d’être parrainés par Olivier et Brigitte qui connaissent bien le coin. Nous nous arrêterons pour hiverner sans doute à Rota comme eux c’est vers Cadix ; cela nous laissera le temps de flâner un peu dans les grands fleuves comme le Guadiana et le Guadalquivir jusqu’à Séville.

L'enfer est blanc, le Paradis est bleu

Nous sommes partis lundi au petit matin en compagnie de Flores, le bateau de Brigitte et Olivier, pour une longue étape (66 milles) vers Figueira da Foz. Pas de vent. On sort les bouquins. Un bip : on adore, c’est un SMS qui tombe sur le téléphone satellite. Heureuse nouvelle, naissance chez Nathalie : « Elea est née hier à 15h ! » Bravo, bises !
Soudain vers 10h30 tombe une chape de brume, froide et opaque comme ces fameux bouchons de brouillard qui passent parfois sur l’eau l’été en Bretagne. Sauf que cela a duré jusqu’à 16h. Visibilité nulle, on ne voyait qu’à quelques dizaines de mètres autour du bateau. Nous prenons nos postes : Françou au radar et à l’AIS. Moi debout sur le siège de barre, en espérant pouvoir réagir vite si un obstacle se présentait. Entrainement efficace avec les casiers placés par de malveillants pêcheurs juste sur notre route, et évités vraiment de justesse. Appel de Brigitte, on s’échange nos positions, et on se repère sur les radars : ils sont 2 milles devant nous, et nous servent d’ouvreurs : appel d’Olivier « trois bateaux de pêche devant moi, je mets le cap au 170 pour les éviter », et nous de suivre comme des toutous, pratique ! Nous découvrons l’efficacité du radar, et confirmons celle de l’AIS.
L’AIS est un système fabuleux : chaque bateau un peu gros émet sa position, sa vitesse, son cap, l’âge du capitaine etc… cela arrive sur l’ordinateur du bord, qui positionne ce bateau sur la carte électronique et dit où et quand on doit se croiser, et s’il y a risque de collision : la plus belle invention depuis la boussole. Pour apprécier il faut avoir eu des frayeurs devant un mastodonte fonçant la nuit sur vous sans comprendre de quel côté il va passer. Ci-joint une image mémorable d’une rencontre qui a eu lieu en sortie de Bilbao : le petit bateau vert, c’est un très gros cargo qui manœuvrait pour se mouiller devant le port. Le gros bateau rouge c’est Charivari (les proportions sont très inexactes !). J’ai sollicité toute la puissance de Popeye pour m’adapter à la situation, mais la figure est jolie, non ?
Hier donc, après ces heures de vigilance un peu tendue les yeux de mon matelot ont la forme des cercles de l’écran du radar, et moi je commence à halluciner : je crois distinguer furtivement un horizon, qui n’est qu’un faux créé par la crête d’une grosse vague, et des formes menaçantes qui me font faire des embardées, illusions produites par des volutes de brume un peu plus denses.
Puis comme elle est venue, et quand on n’y croyait plus nous apprêtant déjà à entrer au port en aveugles en nous aidant des seuls instruments, la brume s’est dissipée et le grand soleil chaud était là, avec un petit vent thermique de 10 nœuds sur une jolie mer… Françou jette une ligne et ramène deux jolis maquereaux coup sur coup (cuits le soir même, ça sera un régal !)
Le paradis bleu après l’enfer blanc.
Au port par un protocole étrange nous attendait. Je fais mine de prendre une place, quand d’un quai fuse un coup de sifflet à roulette. Un douanier, jambes écartées et raide comme la loi, outragé de l’ignorance que l’on a manifestée de son importance, nous fait de grands signes comme on en fait à un chien pour qu’il vienne au pied. Je vais au pied. En l’occurrence je dois frapper les amarres sur un haut quai en béton pas protégé, et m’entends dire : les papiers d’abord, la marina après ! Nous les verrons à l’œuvre toute la journée : ils sont trois, ne font rien d’autre qu’attendre l’arrivée vespérale de 2 ou 3 voiliers de passage dans une grande bâtisse « Reçepçao de iates ».
Aujourd’hui, je me suis lancé dans une vidange : le brave Popeye en avait besoin !
Demain nous descendons vers Nazaré, où nous retrouverons sans doute Olivier et Brigitte.
Il fait très chaud, les mouches et les moustiques sont là !

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Pas de titre ! Leixoes, port de Porto, fut une escale blanche. Au sens qu’elle n’a rien d’inoubliable. Le port est infect, on pourrait marcher sur l’eau tant il y a de détritus. Il est coincé entre un quai rempli de containers où accostent de gros navires faits pour ça, que des grues assaillent en permanence dans de grands bruits de ferraille, et les tuyaux d’une raffinerie de pétrole.
Le temps était de Toussaint, froid et oscillant entre grains d’orage et crachin breton. Pour aller à Porto, il a fallu prendre le métro et traverser une banlieue triste, ce qui est un paradoxe absolu pour qui a choisi de voyager en bateau… Mais on ne peut plus accoster à Porto comme d’anciens racontent, un sanglot dans la voix, qu’ils le firent. Les quais, entrevus du haut du magnifique pont Eiffel, sont envahis côté eau de barques emplies de fausses barriques de porto, et côté terre de cars de touristes amenés là pour faire le tour des caves. Cela semble être la seule activité touristique un peu fringante, car la visite de la vieille ville est décevante : Porto est une ville décrépie, l’urbanisme y a fait naufrage. Dans certains quartiers, rien n’est plus entretenu : ni façades, ni toitures, ni espaces qui pourraient être verts, et la ruine côtoie l’insalubre rafistolé. Déception !
Le fier équipage de Kassumay est parti dimanche dans l’après midi pour une grande navigation jusqu’à Lisbonne. Ils ont, eux, un bon souvenir de Porto : ils nous ont beaucoup parlé des caves… Petit salut au Papa de Thomas, qui m’a envoyé un SMS pour me dire qu’il suivait les aventures de son fils sur notre site ! Je vous rassure, ils ont une forme et un enthousiasme intacts. Mais je ne pourrai sans doute plus remplir cette fonction car les bougres semblent avoir envie d’aller vite vers la Corse. On aimait bien les retrouver. Tristesse !

mardi 23 septembre 2008

Slalom spécial…

C’est un slalom spécial plus que de la navigation que nous avons fait de Viana do Castillo à Porto ! Passer entre des fanions de casiers de pêcheurs, omniprésents en mer jusqu’à très loin de la côte, doit être le sport favori des navigateurs portugais, et ça requiert une attention permanente : il y en a toujours une demi-douzaine en vue…


En route, nous avons eu de la visite : Titi, petit oisillon au tendre duvet jaune, gros comme un poussin, est venu se faire un brin de toilette et se reposer sur notre pataras. Je ne sais quel courant d’air l’avait emporté si loin de terre, mais il n’avait pas l’air découragé.






Son pote Flipper le dauphin l’attendait le long du bateau. Ils sont repartis d’un coup.Arrivée au port de Leixoes : port spécialisé dans les porte-containers et le pétrole… Je vous laisse deviner la différence d’ambiance avec les charmantes rias que nous avons explorées ces derniers temps. Mais pour voir Porto, il faut en passer par là car il est devenu difficile de remonter le rio Douro jusqu’en ville.


Nous ferons comme tout le monde, nous irons en bus. Bel orage sitôt après notre arrivée, et depuis grains et crachin se succèdent.

Nous avons retrouvé plusieurs « bateaux amis » : Une petite famille hollandaise (3 cousins blonds d’Anouk, et leurs jeunes parents adorables) qui part aux Caraïbes avec l’ARC.

Le trio de Kassumay qui commence à s’énerver : ils ont rendez-vous en Corse dans 3 semaines, et la caisse du bord aimerait bien qu’ils y trouvent quelques petits boulots. Donc dès demain ils mettent le turbo !

Alain et Irène, de vieux routiers (Alain est déjà venu par ici sur un cotre des Glénan il y a 35 ans…). Ils sont partis de Perros Guirec le 15 août (peu après nous) et furent bloqués très longtemps en France par le mauvais temps (10 jours à Camaret) : je regrette de moins en moins l’option que nous avons prise. Ils vont hiverner vers Marseille.Olivier et Brigitte, avec qui nous passons de bons moments. Nous profitons beaucoup de leur expérience. Ils ont achevé de nous convaincre d’hiverner en Andalousie, ce que nous ferons donc en chœur. Nous avons beaucoup de points communs : ils marient leur fille le 26 juin 2009, leur fils a habité Pertuis, le frère de Brigitte était responsable de la construction de navires aux chantiers de l’Atlantique… et ils avaient un OVNI !

Nous attendons la fin de la pluie pour aller à Porto. Prochaines étapes : vers Lisbonne… Mais avant, peut-être quelques arrêts qui valent le détour : Figueira da Foz, Nazaré.
Bises à toutes et à tous !



samedi 20 septembre 2008

Enfin chaud !

Nous aurions pu déclencher un incident diplomatique, voire un conflit… nous sommes entrés au Portugal en ayant dans les haubans le pavillon de l’Espagne ! Un protocole qu’il faut apprendre quand on voyage en bateau, et qui a son importance. D’ailleurs Françou, très sensible à l’esthétique des grands pavillons nationaux qu’arborent certains beaux voiliers (vous savez, des drapeaux si grands qu’ils trainent dans l’eau) a décidé que le nôtre était riquiqui et serait remplacé dès que possible par un vrai pavillon, avec hampe en bois verni et une boule au bout…
Route sans histoire entre Muros et Viana do Castello, d’abord pas de vent, puis vent sympa, puis beaucoup de vent quand on arrivait. Et surtout des tonnes de casiers : sans mentir, un tous les 100 mètres ! On se demande ce que ça va donner en navigation de nuit !

(Photos jointes : les îles Cies devant Bayona, et l’arrivée à Viana).
Accueil chaleureux : les portugais sont adorables. Hier soir, dans la vieille ville, nous demandions à un vieux monsieur, marchant avec une béquille, où se trouvait un cyber café. Comme nous ne pouvions nous comprendre, il nous y a emmenés, à son rythme. C’est moins exubérant qu’en Espagne, mais Viana do Castello a beaucoup de charme et d’authenticité. Nous avons notamment acheté du poisson dans un quartier où il est vendu directement par les pêcheurs : c’est interdit mais tout le monde ferme les yeux. Les lieux évoquent un peu les souks tunisiens. On se régale particulièrement avec les pousse-pied, dont la vente n’est pas interdite comme chez nous. C’est délicieux !
Nous croisons aussi la route de Jean-Marc et Sylvie, de volubiles et adorables voyageurs, qui viennent de passer 14 ans dans leur Nauticat 33 basés en Andalousie, dans le rio Guadiana dont ils nous parlent comme d’un paradis. Récemment une autre envie les a pris : faire un grand voyage en camping car! Leur bateau est vendu à un médecin de Bordeaux (ils le lui remontent) et ils nous parlent avec passion de leur nouveau rêve de route. Ils nous promettent des années de bonheur sur l’eau, dès que l’on aura passé Lisbonne : « à partir de là on ne regarde même plus la météo, il fait toujours beau ». Ils manquent peut-être un peu d’objectivité, mais il faut dire qu’ils viennent de rester coincés à Lisbonne pendant 10 jours à cause du mauvais temps.
Il a fait très chaud, c’est la première fois que nous mettons le grand taud de soleil. Première fois aussi que nous organisons une chasse au moustique avant le coucher.
Demain, si la météo est bonne, cap sur Leixoes (près de Porto, que nous irons visiter en bus).
Bises à toutes et à tous

jeudi 18 septembre 2008

Le choc des images !...

Nous avons passé deux jours dans ce cadre magnifique de la ria de Muros. Nous avions jeté l’ancre, comme nous aimons le faire, dans une crique à l’écart du port… Moteur d’annexe en panne, j’ai beaucoup ramé, c’était très romantique. André, le mécanicien qui m’avait aidé à faire la révision du moteur à Perros, m’a suggéré d’essayer de déboucher le rejet d’eau avec un simple fil de fer… ça a marché, j’aurai ramé pour rien !



Hier nous avons tracé une route sans problème - mais sans vent hélas, sauf sur la fin – en longeant une côte toujours aussi somptueuse, ainsi que les magnifiques îles Cies (parc naturel). Arrivée à Bayona : gentille villégiature, et Yacht club très britiche. Beaucoup de belles unités anglaises et suédoises s’y mettent en hivernage.

Petit retour en arrière avec des photos de Camarinas et de Muros, qui illustrent mon précédent message.



L’entrée de la ria de Camarina : des brisants, un phare, une église … tout un programme




Dudule, l’éolienne du bord, nous supplie de lui rendre sa liberté pour aller rejoindre ses sœurs sur la terre de ses ancêtres, le pays de Don Quichotte.



Au fond de la ria de Camarinas, on se croirait sur un lac du jura bordé de collines et de forêts de sapins.




Au petit matin, surprise : on a un voisin, et c’est Kassumey !





Sous l’effet de la grosse houle, la mer semble fumer.





Les dauphins, qui nous avaient accueillis à l’entrée du Golfe de Gascogne après le raz de Sein, viennent saluer notre sortie au Cap Finisterre.




Le Cap Finisterre, paisible.







La cartographie électronique nous permet des audaces : on se faufile entre les brisants pour entrer à Muros. Petit frisson quand même, ça parait si proche !







Un Canadair nous fait - à sa façon - un petit coucou.







Petit matin de grande marée basse à Muros : toute la ville ramasse des coquillages.






De vieux messieurs, sur des barques bichonnées, pêchent à vue dans une eau très claire.






La plage de Muros, ses ramasseurs de coquillages, et tout au fond, Charivari au mouillage.






La vielle dame en fonte scrute la mer dans l’espoir de revoir son homme… Françou scrute l’objectif, ni vieille ni veuve.




… D’ailleurs à bord, le pêcheur, c’est elle. A ce propos, on se régale de poisson : les étals sont remplis d’espèces très variées, et c’est toujours très frais et pas chers…


mardi 16 septembre 2008

Mail d'une maman...

Mes chéris

Il est presque 11h du matin et avons une pensée émue pour vous tous en ce début de semaine. Nous sommes dans un endroit idyllique, genre carte postale au fond d’une ria grande comme le lac d’Annecy entouré de montagnes descendant doucement vers la mer.

Un petit port de pêche au fond avec quelques bateaux, et degrandes barges un peu partout : nous sommes entourés de parcs à moules etdepuis ce matin les bateaux retirent des monceaux de paquets de moules surles barges tandis que aux bords il y a une multitude de personnes qui ramassent quelque chose que nous allons aller voir tout à l’heure.

Le soleil commence à nous réchauffer, mais depuis trois jours les nuits sont plus froides.

Hier soir nous avons diné dans le cockpit sous le taud réchauffés etéclairés par la lampe tempête, le spectacle du coucher de soleil et lever de lune était magnifique, nous sommes le seul bateau mouillé à cet endroit et il y en a seulement 5 ou 6 un peu plus près du port.

Le rythme est bien pris maintenant et nous ne courons plus après le temps, mais prenons le temps de nous imprégner de l’endroit ou nous sommesquand il est superbe comme aujourd’hui.Les deux journées précédentes de navigation furent fort cool ; très peu devent favorable alors ce fut du moteur et hier à l’arrivée un petit souffle sympa pour dérouler le génois devant un canadair qui faisait des exercicesde pompages et lâchers d’eau autour de nous : c’était impressionnant.

Le cap Finistère fut très sympa même si une grande houle résiduelle étaitencore présente, mais c’est surtout à l’arrivée que le spectacle étaitimpressionnant : on se faufilait au milieu de brisants trèsimpressionnants.

Il est près de 11h15 je pense aux petits qui vont sortir de l’école tandisque Bonpa sort de sa douche et nous allons faire un tour à terre (à larame, le moteur hors-bord ne crache plus d’eau malgré quelques rinçages)et peut-être allons nous trouver un cyber-café pour envoyer ce mail.Bises à vous tous et bonne semaine.

Mam

Ps qui a des recettes à m’envoyer ?

Encore un cap

Et hop, le Cap Finisterre est derrière nous.

Partis samedi matin de la Corogne, avec une mer encore grosse mais très peu de vent, nous avons fait route vers la ria de Camarinas, un peu secoués et appuyés par Popeye, qui s’avère hélas être le compagnon indispensable…

Mouillage serein et magnifique dans un véritable lac, entouré de collines boisées. Clair de lune splendide, nous passons une nuit idyllique si l’oncompare aux nuits passées à la Corogne : bruyantes et remuantes (mes amarres en ont pris des marques d’usure !).

Surprise au lever du jour : un petit voilier vient mouiller derrière nous… c’est Kassumay (au fait, Ben,ce mot signifie « au revoir » en sénégalais). Nous ne ferons qu’apercevoir notre trio, et repartons vers le cap Finisterre que nous passons, sans vent, dimanche à 13h30.

La côte que nous longeons est grandiose, sauvage et magnifique... mais envahie de centaines d’éoliennes, ce qui rend folle notre Dudule (l’éolienne du bord) qui nous a plusieurs fois suppliés de la laisser retourner au pays de ses ancêtres.

Nous croisons beaucoup de troupeaux de dauphins qui, de temps en temps,viennent nous rendre une visite et se fendent d’une belle démonstration de nage synchro. Cela nous rappelle que nous avions été accueillis par desdauphins à l’entrée dans le golfe de Gascogne : ils viennent nous saluer pour la sortie, normal !

Arrivée impressionnante dans la ria de Muros, car la cartographieélectronique nous permet de tailler notre route en passant au milieu des brisants, ce qui donne le petit frisson du jour. Dernier bord sous voile dans la ria comme sur un lac (on se croirait surle lac d’Annecy !), nous sommes accueillis par un Canadair qui nous prend d’affection et vient faire des exercices de largage devant nous…Nous avons décidé de passer ici une pleine journée de repos, le site levaut bien ! Nous avons choisi de mouiller assez loin du port et des 5 autres voiliers à l’ancre, et avons passé une soirée de luxe à diner dehors, à la lumière chaude d’une lampe à pétrole, sous un splendide clair de lune. Ce matin, surprise au réveil : c’est marée basse et la plage et les rives sont envahies d’une foule qui ratisse le sable pour ramasser des coquillages, que des marchands ensachent aussitôt.

Nous sommes aussi entourés de barques où de vieux messieurs pêchent, ramant lentement enlongeant la côte tout en surveillant une ligne de traîne. Ils scrutent le fond d’une eau très claire et parfois tombent en arrêt puis, tout excités,tentent à vue de séduire de leur appât un gros poisson de passage. Demain sans doute nous partirons vers Vigo ou Bayona : il faudra que je fasse réparer le moteur de l’annexe dont le circuit de refroidissementsemble bouché… C’est en ramant que nous sommes allés « en ville », mais ici il tout le monde rame.

Nous avons rencontré à La Corogne Brigitte et Olivier : 4 années de retraite de plus que nous, mais déjà des années de grand voyage, d’abord sur un OVNI 345, avec lequel ils sont allés aux Antilles. Ils viennent de faire l’acquisition d’un Centurion de 40 pieds. Ils arrivaient tout droit de Concarneau après une très longue attente de bonne fenêtre météo, et 3 jours de traversée de Gascogne marquée par une rupture de drisse degénois… C’est leur 5ème traversée de Gascogne, et jamais ça ne s’est bien passé. Nous ne regrettons pas notre option, en définitive : c’est fou ce que nous avons vu comme pays, et fait comme manoeuvres en faisant ce détour par le fond du golfe ! Cela nous a permis de nous forger un début d'expérience.

Brigitte et Olivier comptent descendre à petit rythme d’ici mi-octobre en Andalousie où ils mettront leur bateau en hivernage. Par la suite, ils veulent tourner en Méditerranée (Grèce, Turquie). Ils nous donné beaucoup d’informations sur la côte portugaise, mais par contre nous ont dit pis que pendre des ports tunisiens et d’El Kantaoui en particulier, où ils ont déjà séjourné.

Je pense que nous allons faire du chemin avec eux, et l’option d’hivernage en Andalousie parait sympa : ça serait un objectif raisonnable.Nous avons pris beaucoup de photos, et vous verrez tout ceci par image dès que nous aurons un cyber café sous la main ! Bises à toutes et à tous !

vendredi 12 septembre 2008

Trop forte, la mer

… enfin encore un peu aujourd’hui (houle de 4,5 à 5 mètres), et c’est dommage car il fait plutôt beau et le vent est raisonnable. Michel notre routeur nous conseille même d’attendre lundi, mais nous pensons faire le point demain : ça se calme plus vite que prévu apparemment. Ci-joint le fichier « grib » qui montre comment une dépression dans l’Atlantique, et l’anticyclone des Açores se liguent pour pousser de la grosse houle précisément là où nous sommes. Je vous ferai un petit topo sur ces fabuleux fichiers « grib », qui vous prédisent le vent et la pluie à 7 jours… vous aimerez, et pourrez épater vos amis.



Toujours est-il que notre ponton, vide quand nous sommes arrivés, est rempli de gros voiliers qui attendent comme nous. Charivari parait même petit à côté de ces belles unités.
Plusieurs arborent le pavillon de l’ARC, ce rallye transatlantique qui tous les ans rassemble au Cap Vert deux ou trois cents voiliers ayant choisi de traverser l’Atlantique ensemble. Ce rallye, s’il était fait à ses débuts pour des gentils couples, rassemble maintenant des équipages de copains en goguette, qui se paient une bonne tranche de liberté avec bateau de location et le skipper qui va avec (aucun doute en tous cas pour le gros voiler d’un pays nordique que je ne nommerai pas, ma Yaya, venu piteusement louper son accostage à nos côtés, puis nettoyer au jet le vomi de la traversée du Golfe). Cela crée un environnement un peu trop prégnant : ambiance virile et voix grasses, source d’allergie profonde pour mon épousée.



Aucun complexe donc, sur le plan environnemental, à faire une grande lessive qui a transformé Charivari en immense sèche linge.

Nous avons reçu des nouvelles d’Eric et Maité, qui ont eu un retour assez riche en expériences nouvelles : Eric m’a sommé de ne pas le publier, donc je vous livre son texte in extenso :
« J'ai enfin eu mon compte d'adrénaline: plein vent arrière, voiles en ciseaux, 20 - 22 noeuds de vent... et une mer "bien formée". Record de vitesse battu (pour Sonabia, s'entend) : 12.4 noeuds au GPS. Mais toutes les bonnes choses ont une fin: le vent a forci (rafales à 30), les vagues se sont creusées (5 mètres et plus), et après le 3eme départ au lof (maudit pilote!), l'équipage a demandé des ris. La suite est sans problèmes... sauf qu'on a accroché un OFNI, pas moyen de le décrocher en pleine mer, et le bateau a perdu un noeud (6.5, pointes à 9 au lieu de 7.5 pointes à 10), quelle déception. Ledit OFNI est sorti tout seul une fois amarré à Zumaia: une palette de bois pleine de lignes de pêche au crabe. Maudits pêcheurs. On l'a gardé en souvenir. L'OFNI, pas le pêcheur ».
Enfin, levée d’une interrogation : après description de nos « orques », Antoine – biologiste fraîchement diplômé – fut formel : ce sont des dauphins de Risso qui nous ont rendu visite : espèce peu connue, assez différente des autres dauphins, et ressemblant assez fort à un petit cachalot. Vérification faite sur internet, c’est en effet tout à fait ce bestiau que l’on a vu en troupeau (Fiche signalétique ci-joint).
Bises à toutes et à tous.