Les « Petits » arrivent vendredi soir, et retrouvent avec plaisir Charivari qu’ils avaient quitté à Chipiona, au temps des emmerdements. Mais pour eux les repères sont intangibles et Amandine, à peine à bord, nous demande où est passé son dessin, qui n’est plus collé à sa place dans le carré. On doit attendre que le mistral passe, mais les Saintes Maries offrent beaucoup de distractions, le sable est chaud, la mer est tiède et les flamants roses sont au rendez-vous dans le soleil couchant tout orange sur l’étang. Et puis il y a les distractions du bord,
En attendant que le mistral cesse, Luc a donné libre cours à son talent de grimpeur pour aller nettoyer nos barres de flèche.
Nous avions rendez-vous avec le temps calme dimanche après midi : j’apprécie vraiment le logiciel de Météo-France « Navimail », couplé au modèle météo « Europe » : depuis notre départ de Valence, il nous a donné des prévisions très fiables, ce que je croyais impossible en Méditerranée. Ainsi, il nous avait prévu l’arrêt brutal du mistral dimanche à 14h, ce qui fut le cas.
Temps de demoiselle. Pourtant Amandine a eu quelques difficultés à s’amariner…
Ils repartent, ils ne verront plus Charivari.
Lundi, cap sur Marseille ! Décision de dernière minute, prise avec l’envie de faire une escale dans le Vieux Port, pour une approche inattendue de cette ville. Nous y arrivons avec un vigoureux vent d’Est dans le nez.
Nous avions prévenu quelques-uns de notre arrivée, et Charivari a reçu des amis chers pour un apéro frugal… mais quelle chaleur : un grand moment !
Cap à l’Est, nous trouvons à nouveau un bon vent dans le nez. Nous longeons des reliefs superbes,
Premier mouillage en baie d’Alicastre pour le plaisir de retrouver un haut lieu de fête (nous y avions organisé, voici quelques années, une fête des quinquas, tous en voiliers et déguisés en corsaires ; et y étions revenus en famille pour une Fête des mères à la voile). Le matin suivant, les prévisions de vent nous poussent à quitter cette jolie baie pour chercher un meilleur abri, toujours à l’ancre, devant la Plage d’Argent, où nous passons une seconde journée. Mais au matin, la météo modifie la direction du coup de vent annoncé, et prévoit un Nord-ouest musclé (force 8 avec rafales), qui devrait secouer aussi ce mouillage. Nous nous décidons à nous mettre à l’abri dans le port de Porquerolles, et c’est in extremis que nous y entrons pour prendre l’une des dernières places, tant la manœuvre avec les rafales était devenue délicate. Le vent est monté progressivement, et hier soir nous dinions dans le cockpit avec un vent chaud qui a atteint 37 nœuds. Ce port est très mal protégé des vents de Nord-ouest, et nous roulions de façon infernale : peut-être plus finalement que ce que nous aurions ressenti au mouillage…
Nous repartons demain vers l’Italie, pour la bouclette finale qui nous verra repasser par ici dans un mois.
Bises à toutes et à tous !
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