Une étape sans histoire à Torredambara, classique station balnéaire espagnole où nous mesurons la hausse du degré de franchouillardise (nos compatriotes en vacances nous donnent parfois envie de nous faire naturaliser papous sur le champ), et la hausse du prix des ports. Mais sous le béton, quelles belles plages et quel plaisir de nous y baigner ! Le port est quant à lui la zone d’attraction de toute la ville, bordé de restos, bars et boîtes de nuit.
Nous arrivons à Barcelona le 15 août, après une très belle journée de navigation. Françou a pêché une petite bonite qui s’est fait la malle aussitôt à bord.
Dépit !

Quant à moi j’ai régaté avec l’un ou l’autre. Surprenante arrivée, survolés par une noria de gros avions coloriés qui se posent au bord de la mer, et au milieu de gros cargos à l’ancre. L’un me surprendra : je rattrapais deux voiliers, quand je les vois soudain accélérer d’une façon qui me stupéfie… je pense avoir accroché un casier qui me scotche, je retouche au réglage de mes voiles : rien à faire ils filent devant. Quand je vois un bateau pilote me croiser, je jette un œil derrière : un mastodonte s’approche sournoisement, et je n’ai que le temps de mettre Popeye plein pot pour passer devant lui. Ça me rappelle le bon temps, quand on régatait en 420 sur la Seine, à Rouen, en slalomant au milieu des petits cargos.
Dimanche matin, Puerto Olimpico de Barcelona : arrivée de Greg, Yaya et Anouk, après une nuit de conduite depuis Quiberon.
Nous les embarquons immédiatement pour faire la sieste en mer, à la recherche d’un peu de fraîcheur : le bateau à quai est une étuve.

Nous allons prendre pendille au puerto de El Masnou situé à quelques milles de la ville et bordé d’une belle plage où Anouk découvrira, comme sa grand-mère, qu’elle aime à la folie se baigner dans la mer.
Le lendemain un long bord par temps de demoiselles


Puis retour à Blanes pour baigner et coucher Anouk. Puis la nuit suivante nos regagnons un port voisin de Barcelone : Puerto de premia de mar… Comme l’a décrit Greg, c’est Bagdad Café ! Il y a le port : infrastructure neuve et béton frais, au milieu de rien… ou plutôt d’un projet de devenir (chantiers abandonnés, espaces clôturés vides) qui aurait tourné en eau de boudin. La crise ? Enfin retour sur Barcelone pour visiter la ville avant le départ prévu vendredi matin : ville splendide, et chaleur écrasante, mais nous y déambulerons vaillamment durant 4 heures.

Le soir, 3 potes espagnols de l’époque hollandaise de Greg viennent prendre un pot à bord.
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