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Charivari, troisième (et dernière) séquence!

mercredi 29 avril 2009

Un peu tard a Gibraltar

Mardi 28 avril : A midi pile, comme si on s’était donné le mot, nous étions 6 à prendre le chenal de Barbate pour partir sur Gibraltar. Je pense que nous avons tous fait le même raisonnement, après ces jours d’attente: la météo annonce de l’ouest 4 à 5, il faut partir le plus tôt possible quitte à faire les 3 premières heures contre le courant, en en bavant un peu (mer contre courant, pas bon ça !), puis débouler sur Gibraltar avec 3 nœuds de courant portant pendant 3 heures. Stratégie qui doit nous permettre d’arriver avant le classique coup de vent du soir sur Gibraltar. Total et résultat du raisonnement, départ à midi. Nous étions tous d’accord sur la stratégie, ça rassure. Nous étions 2 français, 1 hollandais, 1 suédois, 1 belge et 1 non identifié…
Au départ, pendant que je hissais la voile, Maman pousse un grand cri : elle a vu surgir devant nous un dos de poisson qu’elle m’assure gigantesque, sûrement une baleine me dit-elle ! Petit force 4 au départ, mer chaotique pendant 3 heures, mais très sympa : on régatait, on ne s’est pas perdus de vue.
Puis est venu le grand moment : le passage d’Atlantique à Méditerranée devant Tarifa, la Mecque du vent, qui nous apparait ocre dans le soleil derrière une horde de crêtes blanches, avec à portée de main la côte africaine, majestueuse, de Tanger à Ceuta.
Comme nous avions pris la seconde place de la régate, devant Christian et Marie-Françoise (de nouveaux copains), ils nous ont appelés d’Atlantique pour nous féliciter d’être arrivés en Méditerranée. Approche de Gibraltar : du cargo et des ferries dans tous les sens.
Et nous arrivons un peu tard pour éviter la mauvaise humeur de l’Eole local : le ciel se couvre, la mer devient noire, blanche et nerveuse, un gros nuage couvre les sommets et un gros temps avec rafales atteignant 32 nœuds nous tombe dessus. Slalomer entre les gros qui ont toutes les priorités nous prendra 1 bonne heure, avec la grand-voile seule et un ris, avant de jeter l’ancre dans un vague abri de la partie espagnole, qui fait frontière avec la partie britannique de Gibraltar et porte le joli nom de « La Linea » (de démarcation !). Il parait qu’ici des loubards viennent crever les annexes : je vais dormir dedans.
Bises à toutes et à tous.

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