mercredi 8 octobre 2008
Lagos by night, mais pas plus.
Nous avions déjà 60 milles dans les pattes, mais décidons de continuer jusqu'à Lagos, à 17 milles de là. Nous longeons dans le couchant une côtemagnifique. L'arrivée de nuit, c'est le risque de nous engager dans un casier ou un filet flottant en nous approchant de la côte. Seul remède : croiser lesdoigts. Passée une dernière pointe, nous plongeons vers la boule de lumières de la ville, éblouis et cherchant dans cette débauche les petits feux vert etrouge qui balisent l'entrée du chenal menant au port. Notre entrée nous laisse une étrange impression : nous passons en un instant de la solitude de lanuit en mer, à la ville animée : des piétons, des autos longent le chenal. et en nous retournant nous ne voyons derrière nous qu'un voile noir dont nousémergeons comme des fantômes ! Etrange impression d'être fantomatiques aux yeux des passants qui se retournent à notre apparition ! Nous trouverons uneplace bancale, l'avant de Charivari amarré au le ponton d'accueil externe de la marina (fermée par un pont levis), et l'arrière au ponton de la pompe àessence. Aussi c'est sans aucun complexe que nous avons quitté ce port le lendemain vers 9h, sous le regard navré du collecteur de l'impôt marina, sansdébourser le montant d'un loyer que nous considérions comme non justifiable.Titre : 1er jour de vacancesJe sais, ce titre va faire frémir beaucoup d'entre vous. Mais c'est vrai, nous éprouvons cette impression forte d'être enfin en vacances ce matin enquittant Lagos sous un soleil déjà chaud, sur une mer douce et bleue, et sans aucun stress : NOUS AVONS LE SENTIMENT D'ÊRE ARRIVES !!! Fini la course versle Sud, les Caps et autres Raz et Golfe à passer, nous pouvons lever le pied, on peut aller où l'on veut, à notre rythme. Nous ne sommes plus pressés ! Deplus, nous ne sommes plus en prise directe avec l'Atlantique « brut », ses trains de dépressions et sa houle géante (nous entendons que, dans notre dos,les avis de coups de vent « sévères » fusent, jusque dans la zone Finisterre que nous avons l'impression d'avoir quittée il y a si peu de temps). Leschoses sont plus douces par ici, un peu comme en Bretagne Sud où la mer, cassée par la pointe de Bretagne comme elle l'est ici par le Cap Sao Vicente, n'apas de furies aussi brutales que plus au nord, au sud ou à l'ouest.Message de Brigitte et Olivier, qui vont ce soir rejoindre le site lagunaire de Faro, et nous invitent à les rejoindre : ils nous proposent de nous guiderjusqu'à un mouillage sympa qu'ils connaissent dans ce Parc Naturel fait de chenaux et de bancs de sables, un peu comme une petite Camargue. C'est 45 millesà rajouter aux 77 milles faits hier, mais la joie de les retrouver et de pouvoir découvrir cet endroit exotique nous ravit. On se rejoint en mer, séancephotos réciproques de nos bateaux sous voiles, puis on entre dans la lagune et mouillons devant une île de sable assez extraordinaire.
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