Dès la sortie de Mazagon nous trouvons l’état de guerre : les militaires espagnols balancent des missiles en mer et nous sommes obligés de partir 8 miles au large pour les éviter, sous la garde vigilante d’un petit croiseur rouge qui repousse toute tentative d’incursion de paisibles voileux dans la zone de tir.
Mais de l’autre côté de la ligne des 8 miles, qu’arpente nerveusement le guerrier rouge, c’est la paix : le temps est superbe, et nous vivons la plus douce journée de navigation depuis notre départ ! Mon matelot devient pêcheur, et fait des miracles : avec une petite ligne de rien du tout elle nous ramène 12 poissons ! On s’en fera 2 repas succulents.
« Je suis vraiment triste que ça soit fini » me dit Françou : tout est dit !
Voilà, l’équipage vous salue bien.
Nous mettons le bateau au sec : au programme 8 jours de rangements-réparations-nettoyages-rinçages, puis le retour au foyer.
Nous ferons un bilan de ce périple : le programme sera sûrement revu en fonction de cette première expérience… Nous vous dirons cela sur ce blog dans quelques jours, le temps de prendre un peu de recul.
Bon, c’est bien beau ces croisières en yacht, mais maintenant il faut aller ramasser les feuilles mortes à Charleval !
PS. Le père de Thomas nous a envoyé des nouvelles de Kassumay : nos trois bretons ont mis le turbo et mené leur Sangria en Corse via l’Algérie et les Baléares. La caisse de bord doit se remplir !
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