mercredi 8 octobre 2008
Chemin d'épaves.
...ou histoire de naufragés des sables. Nous découvrons dans une petite crique un phénomène étrange, qui se présente à nous à différents stades de son développement : la clochardisation lente du voileux. Ils sont une dizaine de voiliers, la plupart des multicoques, échoués à grande marée haute. Ils sont dans des états allant de l'hivernage ordinaire, mais habité, avec chauffage, carré de jardin et cabane de bricolage devant le bateau, à celui de lointain souvenir de chose flottante, reconvertie en cabanon et décoré de gadgets approximatifs : comme celui qui s'est baptisé « Moulin Rouge » et arbore une fantastique collection d'éolienne. On imagine avec douleur le fiasco qui a frappé ces dizaines de belles aventures, enlisées là faute d'avoir su repartir après un hiver, ou faute d'avoir une alternative à la vie sur leur bateau. Ce mercredi, la météo nous annonce une dépression inattendue qui nous rend la route vers Cadix impraticable jusqu'à dimanche. Olivier et Brigitte décident sur le champ de partir vers Huelva à 50 milles à l'Est, ils devraient y arriver de nuit avec au moins 20 nouds de vent par le travers, une broutille pour eux, une montagne pour nous. Nous décidons de rester, risquant l'inconfort du mouillage ici. C'est pas toujours drôle ! Promis, dès que nous mettons la main sur un cybercafé, je vous fais un diaporama sur tout ce que je viens de vous raconter !
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1 commentaire:
J'ai regardé sur Google Earth, mais pas vu votre crique à épaves et jardinets du côté de Faro - Ria Formosa ! mais c'est génial pour vous suivre, une multitude de photos donnent une idée des paysages de cette région que j'ignorais totalement
c'est bon, "a taste of Mediterranee..." ;=)
votre groupie venelloise...
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