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Charivari, troisième (et dernière) séquence!

vendredi 12 septembre 2008

Trop forte, la mer

… enfin encore un peu aujourd’hui (houle de 4,5 à 5 mètres), et c’est dommage car il fait plutôt beau et le vent est raisonnable. Michel notre routeur nous conseille même d’attendre lundi, mais nous pensons faire le point demain : ça se calme plus vite que prévu apparemment. Ci-joint le fichier « grib » qui montre comment une dépression dans l’Atlantique, et l’anticyclone des Açores se liguent pour pousser de la grosse houle précisément là où nous sommes. Je vous ferai un petit topo sur ces fabuleux fichiers « grib », qui vous prédisent le vent et la pluie à 7 jours… vous aimerez, et pourrez épater vos amis.



Toujours est-il que notre ponton, vide quand nous sommes arrivés, est rempli de gros voiliers qui attendent comme nous. Charivari parait même petit à côté de ces belles unités.
Plusieurs arborent le pavillon de l’ARC, ce rallye transatlantique qui tous les ans rassemble au Cap Vert deux ou trois cents voiliers ayant choisi de traverser l’Atlantique ensemble. Ce rallye, s’il était fait à ses débuts pour des gentils couples, rassemble maintenant des équipages de copains en goguette, qui se paient une bonne tranche de liberté avec bateau de location et le skipper qui va avec (aucun doute en tous cas pour le gros voiler d’un pays nordique que je ne nommerai pas, ma Yaya, venu piteusement louper son accostage à nos côtés, puis nettoyer au jet le vomi de la traversée du Golfe). Cela crée un environnement un peu trop prégnant : ambiance virile et voix grasses, source d’allergie profonde pour mon épousée.



Aucun complexe donc, sur le plan environnemental, à faire une grande lessive qui a transformé Charivari en immense sèche linge.

Nous avons reçu des nouvelles d’Eric et Maité, qui ont eu un retour assez riche en expériences nouvelles : Eric m’a sommé de ne pas le publier, donc je vous livre son texte in extenso :
« J'ai enfin eu mon compte d'adrénaline: plein vent arrière, voiles en ciseaux, 20 - 22 noeuds de vent... et une mer "bien formée". Record de vitesse battu (pour Sonabia, s'entend) : 12.4 noeuds au GPS. Mais toutes les bonnes choses ont une fin: le vent a forci (rafales à 30), les vagues se sont creusées (5 mètres et plus), et après le 3eme départ au lof (maudit pilote!), l'équipage a demandé des ris. La suite est sans problèmes... sauf qu'on a accroché un OFNI, pas moyen de le décrocher en pleine mer, et le bateau a perdu un noeud (6.5, pointes à 9 au lieu de 7.5 pointes à 10), quelle déception. Ledit OFNI est sorti tout seul une fois amarré à Zumaia: une palette de bois pleine de lignes de pêche au crabe. Maudits pêcheurs. On l'a gardé en souvenir. L'OFNI, pas le pêcheur ».
Enfin, levée d’une interrogation : après description de nos « orques », Antoine – biologiste fraîchement diplômé – fut formel : ce sont des dauphins de Risso qui nous ont rendu visite : espèce peu connue, assez différente des autres dauphins, et ressemblant assez fort à un petit cachalot. Vérification faite sur internet, c’est en effet tout à fait ce bestiau que l’on a vu en troupeau (Fiche signalétique ci-joint).
Bises à toutes et à tous.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Fuyiez vites cette populace !! Je ne vois pour votre avenir proche que beau temps et belle mer, et surtout beaucoup de sud dans votre cap !!

Anonyme a dit…

bravo le cap finistère est passé vous voilà sur de nouveaux horizons. J'espère que vous êtes en peine forme !
zaza et claude

Anonyme a dit…

Le Glaude a enfin compris comment on se parle sur un Blog !!!
Pas vraiment doué le vieux !!
Nous avons participé à vos angoisses et autres aventures;Espérons que cette fois les vagues seront dans le bon sens pour des surfs d'enfer.
A paris c'est beaucoup plus calme !!

A plus grosses bises
Le Glaude