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Charivari, troisième (et dernière) séquence!

vendredi 26 septembre 2008

Les enfants rois

Partis de Figueiras jeudi à l’aube, nous avions le cap sur Nazaré. Appel de Brigitte : ils y sont depuis la veille, et elle tient à nous prévenir que le port est plein, agité, et que l’odeur dominante n’est pas celle de la rose… Ils nous conseillent de griller l’étape. Nous visons donc Peniche, un peu plus loin. Puis re-appel d’Olivier : ils se sont renseignés sur Peniche, le port est plein, les bateaux y sont à couple, et il y a une houle qui agite toute la flotte. Bon, on y va quand même, on verra… Navigation estivale, grand soleil et peu de vent. Des dauphins nous accompagnent presque tout le temps, jouant à passer sous l’étrave.
Arrivée à Peniche vers 17h30, avec un bon vent dans le nez. Nous doublons le Cap Carvoeiro, et approchons de la ville protégée par son fort.



Quand nous arrivons, les 4 pontons du port sont saturés par des petits bateaux locaux. Pour les visiteurs, il y a juste un ponton qui peut accueillir 5 bateaux maximum, et il y en a déjà 5… Nous sollicitons d’un très gros voilier hollandais la permission de nous mettre à couple (nous avions tiré un long bord cet après midi, à quelques milles l’un de l’autre, cela crée des liens). Charmant accueil, et nous voilà petit voilier frenchy contre ce grand yacht batave. Il est parti ce matin, nous laissant une belle place à quai.



Peniche est un port de pêche très actif. C’est une grande rade où le va et vient, dans tous les sens, des bateaux de pêche de tous calibres donne une idée de ce que serait une synthèse du mouvement brownien ET du mouvement perpétuel : ils entrent, sortent, vont décharger, reviennent à leur place, sont croisés par des petites embarcations de pêcheurs amateurs, parfois troublés par le passage de la grosse vedette de la police maritime… ça n’arrête jamais, même la nuit ! Et cela se paie par une houle, qui ne vient pas du large, mais est produite DANS le port. Ceci dit, le spectacle est magnifique, surtout avec ces couleurs typiques et cette magnifique lumière que l’on trouve par ici en automne. Il y a un bruit de moteur et de clapot permanent (Françou a fait un lapsus : « j’entends l’odeur du fuel »). A cela s’ajoute la sirène qui rameute le peuple de criée quand il y a arrivage massif de poisson.



Le port de Peniche : plein de petits poissons.



Les filets : des outils fabriqués et entretenus par des groupes d’hommes, selon un rituel collectif bien rodé, et qui comprend aussi la pause...

En mer, la technique de pêche au filet fait appel à une petite barque à moteur, larguée du bateau depuis une rampe assez rudimentaire.

Les hollandais sont vraiment la nation la plus présente sur les flots, du moins pour la plaisance. Les équipages sont souvent des jeunes parents avec 2 ou 3 enfants, qui partent traverser l’Atlantique. Parfois même à plusieurs bateaux de copains. Bonjour l’ambiance quand on se trouve près d’eux : ça nous rappelle notre jeunesse avec les bateaux amis, en Bretagne !
Mais le pompon revient à un grand catamaran français baptisé « No limit », que nous avions déjà vu mouillé, vide, près de nous dans l’Aber Wrac’h en juin... Nous n’en croyons pas nos yeux ! Il porte un équipage que nous n’imaginions jamais rencontrer, tant leur aventure nous paraissait improbable.
A La Rochelle nous avions entendu à la radio l’interview d’une jeune maman de 7 enfants, qui envisageait de partir sur un gros voilier. Ni elle ni son époux ne connaissaient la chose, mais le programme prévoyait de trouver un bateau et son skipper et de partir - après un essai, quand même ! - vers le sud… Madère, Canaries, Casamance, Cap Vert, Caraïbe. Là-bas l’épopée se poursuivrait en camping car aux Etats-Unis. Ce programme nous avait vraiment laissé perplexes, et nous n’arrêtions pas d’y repenser, essayant d’imaginer la galère que ça serait pour tous, quand ils prendraient conscience des contraintes de la vie sur un bateau ! Eh bien ils sont là : Emmanuelle et Jérôme, adorables parents épanouis, et leurs 7 enfants en or : Claire, Côme, Anne, Sophie, Philibert, Emilie, Clotaire…


Emmanuelle et sa grande famille


(Pour voir leur site : "deliry en voyage")

Anne m’a immédiatement adopté comme grand-père de substitution (le sien s’appelle aussi Bob) ! Et Michel, le skipper qui a construit lui-même son bateau, nous a dit être ravi de cet équipage qui le change tellement de ses clients habituels. Ils sont tous partis à la plage cet après midi, et cela nous rappelle les contrats passés avec nos petits quand nous naviguions avec eux : d’accord pour une journée de navigation, s’il y a une journée de plage après.


Peniche côté ville est aussi belle et colorée que côté port .

Peniche, on aime beaucoup. On commence à découvrir un peu des formes, des plantes, des couleurs et des senteurs d’Afrique du nord. Il fait très beau et très chaud…


Le marché couvert : endroit de fraicheur, où l’on trouve des fruits de terre et de mer magnifiques et délicieux.

Demain, cap sur Lisbonne, où nous resterons quelques jours (le mauvais temps s'annonce pour le WE..)

Bises à toutes et à tous, merci aux petits messages, ON AIME !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Nous suivons toujours régulièrement vos aventures atlantiques, à quand la Méditerrannée ?
Porto ne nous avait pas semblé si décevant en 91...
Suite des surprises "électriques" sous les jupons d'Annabella ! Nous espérons que l'été prochain nous permettra de retourner aux Eoliennes, je vous les recommande si vous ne vous endormez pas dans les délices de Cadix et passez le détroit de Gibraltar ;=)
Françoise (ou Bob !) est elle devenue experte du pain "fait main" ?
Merci pour vos photos et bises de Venelles !