Nous aurons donc eu notre compte de galères à San Vincente, et paradoxalement ce petit coin a fini par nous séduire.
Nous y sommes restés jusqu’à lundi matin, tant parce que nous avions décidé de ne plus forcer, que parce qu’on avait envie d’en profiter. D’autant plus que, samedi soir, nous avons vu arriver Maité et Eric, sur un joli voilier bleu : ils avaient mouillé à un endroit pourri de cailloux (nous en avions fait les frais) et il a suffi d’une petit tour en annexe pour les prévenir : c’était le début d’un bon copinage. Je vous raconterai plus tard ce couple charmant et atypique, qui habite San Sebastien …
Sitôt rencontrés ils nous invitaient à déguster des tapas : Maité étant espagnole, elle nous a donné beaucoup de clés utiles sur la culture gastronomique locale. Mais surtout, au soir d’une journée où nous nous posions beaucoup de questions, avec beaucoup de tact ils nous ont convaincus de profiter des endroits que nous découvrions, plutôt que de vouloir absolument aller à l’objectif fixé (« il y a mieux que la Tunisie, pas loin d’ici » prétend Eric. Pourtant, lui, envisage de passer le Cap Horn dès qu’il pourra prendre sa retraite !).
Pendant qu’Eric et Maité nous disaient cela, nous recevons un coup de téléphone de Julie, qui nous dit à peu prés la même chose avec une vigueur touchante.
Dimanche soir donc dernier pot à bord de Charivari avec nos nouveaux amis : on a frôlé la catastrophe… il faut dire que Charivari était mouillé dans un chenal avec un courant assez violent. Maité et Eric nous quittent en annexe (il faisait nuit)… et j’entend leur moteur caler : ils s’en vont vers la sortie ! Je bondis dans la mienne, lance le moteur, fais 10 mètres… et cale aussi.
Françou, restée seule à bord voit avec une immense inquiétude, tout son monde partir dans le noir. Heureusement mon moteur reparle, je récupère nos amis, et tout se remet au beau…
Le lendemain, nous faisons ensemble la route vers Gijon, sans problème. Ville sympa, belle, animée : nous décidons d’y passer la journée pour en profiter. Il fait chaud et beau. A midi nous voyons arriver un petit Sangria, et 3 jeunes français, Thomas, Boris et Antoine, qui arrivent tout droit de Brest et entament 1 année de tour de méditerranée : on croirait voir Ben et ses potes !!! Ils viennent à bord, je leur montre comment charger et lire les fichiers météo… On décide de garder le contact, nos routes seront parallèles. Sympa !
J’ai des tas de choses à raconter, mais là je bâcle un peu, nous n’avons pas une minute à nous, ce soir nous sortons avec Eric et Maité que nous quittons demain (eux retournent sur San Sebastien : ils n’ont qu’une semaine de vacances…). Nous continuons vers l’ouest, pour atteindre Ribadeo, une jolie ria. Nous y ferons le gros dos pour laisser passer du mauvais temps prévu vendredi.
Bises à toutes et à tous !
mercredi 3 septembre 2008
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2 commentaires:
Je frémis à la lecture des aventures en mer de Françoise et Bob et pourtant je pensais m'être bien préparé en révisant les B.D.de "Eric et Barbe Rouge" !
Une chose est sûre, je préfère partir en tandem, c'est beaucoup plus simple surtout que je viens de faire une formation spéciale et sais enfin, réparer une roue crevée...C'est moins compliqué que de monter au mât de votre voilier ou de plonger dans l'eau pour réparer le moteur.
Bravo pour tout ce que vous affrontez, nous sommes plein d'admiration et Merci de nous faire vivre les aventures palpitantes de la nouvelle flibuste.
Christian Fuvel, modeste capitaine de son tandem
P.S. en cas de besoin, nous pouvons vous haler sur un bon chemin de grève.
Nous applaudissons à deux mains,
voire plus, vos nouvelles dispositions qui vous laissent
partager vos émotions avec d'autres
passionnés. Bien sûr que si vous éclusez un peu trop, nous ne manquerons pas d'intervenir.
Avez-vous noté que St.Jacques est à
une heure en train et en car
( départ toutes les heures)
de A Coruna ? Puisque vous êtes
sur el Camino del Norte !
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