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Charivari, troisième (et dernière) séquence!

samedi 6 septembre 2008

Des terriens... et des marins !






















Pas grand-chose à raconter à propos de notre navigation, nous vaquons à diverses occupations nécessaires, comme la lessive et le graissage des winchs...Le gros baston est arrivé hier, est ça souffle encore assez ce samedi soir, sous un ciel chargé, pour nous bloquer la sortie. Une grosse goélette est partie ce midi, pour la Corse d’un coup… elle est de retour ce soir, un bas-hauban cassé. Elle n’a pas de chance : dernièrement, en difficulté au milieu du Golfe, elle avait du appeler les secours et se faire remorquer sur 100 milles (coût de l’opération 9000 euros…).
Nous avons loué hier une voiture (c’était la première fois depuis 4 semaines que nous en voyions une de près), et sommes allés voir la mer déchainée depuis un cap proche (le Capo Vidio : photos jointes). Puis visite plus pacifique de la charmante petite ville d’Oviedo, un régal de terriens…
Mais si nous sommes plusieurs, très prudents, à attendre le retour (hypothétique) du beau temps, on rencontre des gens qui n’ont pas froid aux yeux, et que j’admire beaucoup… mais n’imiterai jamais !
A commencer par nos amis Eric et Maité : ils étaient partis vers le petit port de Cudillero plus à l’ouest, il y a 3 jours. Hier matin, malgré l’avis de fort coup de vent force 8 à 9, ils ont pris la route du retour vers San Sebastian (boulot oblige !). Pendant que nous regardions l’océan déchainé depuis les hauteurs du Cap Vidio, ils naviguaient quelque part au loin sous nos yeux… Maité a imploré son capitaine de faire relâche à Gijon, ce qui nous a valu de les retrouver avec joie pour une soirée à bord, après un apéro partagé avec nos jeunes bretons.
Nous avions repéré un autre RM 1050, dont l’équipage était étonnant. Un couple d’un certain âge (plus que nous) - lui à la moustache digne, portant sur le monde un regard à la Jean Rochefort, elle à l’allure d’ancienne institutrice, cheveux blancs tirés en chignon, et démarche énergique - étaient les équipiers, ou plutôt comme ils tiendront à nous le préciser, les passagers de ce bateau. Le propriétaire, Gérard, navigue depuis des années avec son ami, sur des bateaux de location sur toutes les mers. Le soir où nous attendions l’arrivée du coup de vent - ambiance veillée d’arme - ils nous invitent à prendre l’apéro. Extrêmement raffinés, ils nous avaient préparé avec grande classe un assortiment de toutes les bonnes choses goûtées dans les restaurants de Gijon : un régal. Moments inoubliables, avec ces personnages plein d’humour et de gentillesse.
Au moment de les quitter ils nous annoncent qu’ils partent cette nuit, car ils doivent être de retour à La Trinité lundi, et qu’ils veulent faire escale à Bilbao pour voir le musée. Je fais allusion au coup de vent annoncé à partir de minuit… Gérard me foudroie des yeux, tandis que les 3 autres font une drôle de tête et demandent des explications à leur skipper « qui leur aurait caché quelque chose ? ». Pour Gérard, la perspective d’affronter un coup de vent était plutôt piquante. Il m’en veut beaucoup d’avoir affolé ses troupes. Nous les avons laissés à leur discussion qui a frisé la mutinerie (mais dans la bonne humeur : Gérard m’a interpellé en s’esclaffant « Bob, tu m’as cassé la baraque ! »). A 22 heures, ils partent… au restaurant. Mais de retour, ils sont partis en mer. Gérard était le chef… J’espère qu’ils sont arrivés à Bilbao avant le coup de vent (c’est vrai qu’ils partaient au portant dans la direction opposée).
Nous avons découvert le 3ème phénomène hier soir en rentrant : un petit monsieur très discret amarrait son Sun Rise 35 près de Charivari, l’air détendu. Il arrivait en fait de La Rochelle, seul à bord, après 4 jours et 4 nuits de traversée du Golfe dont 2 jours a etre malade, se payant la dépression finissante en Bretagne, puis celle qui nous agace ici. Il a rencontré, dit-il modestement, 40 nœuds de vent et des vagues de 4 mètres. Je lui demande s’il n’a rien cassé : non, seulement la filière qui est arrachée à l’avant : « j’étais en train de mettre un ris dans mon Solent, une vague m’a emporté dans les filières qui ont lâché sous mon poids… Heureusement, j’avais mon harnais amarré au vent. ». Ce matin alors que nous regardions le vent (force 6) en nous disant que ça n’était pas possible de partir contre lui vers l’ouest, il a réparé sa filière, et il est reparti, reposé, vers La Corogne… discrètement. Comme Eric et Maité qui nous ont quitté à l’aube pour filer vent arrière vers San Sebastian.
Nous espérons une accalmie demain, pour faire d’un saut les 150 milles qui nous séparent de La Corogne où nous arriverions lundi soir. Nous ferons route avec les jeunes bretons. Mercredi le temps doit à nouveau se gâter… ça énerve un peu !
Bises à toutes et à tous !

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut les marins!!!
Je suis dégoutée : viens de me gauffrer dans l'enregistrement du commentaire et je dois donc tout recommencer...GRRR...
Bon, je vous disais donc que j'avais enfin pris le temps de me balader dans votre site et que j'étais super heureuse d'avoir de vos nouvelles et de voir que vous aviez l'air de vous régaler malgré les caprices du temps... Je vois aussi que vous vous êtes fait quelques copains... le contraire m'aurait étonné! bon, j'espère que vous allez retrouvé un peu de calme pour la navigation (mais pas trop non plus...) et que vous allez pouvoir poursuivre votre périple plus sereinement. André précise que Bob doit faire attention aux sirènes... Je ne me fais pas de soucis : Françoise se chargera bien de leur mettre un coup de d'ancre sur la tête! De notre coté, nous sommes rentrés de lacanau où nous nous sommes vraiment régalés: 15 jours d'océan/vélo/planche à voile/surf et bringues avec nos proches qui habitent cette région... On a fêté les 3 ans d'iris dignement. Léna ne parle plus que de surf donc l'année prochaine après ou en plus? de la planche à voile elle fera l'école de surf... moi je me suis mis à la planche à voile aussi et je me suis éclatée malgré les bleus et les bouillons que j'ai pris! On a pensé à vous car on avait un bungalow conçu par des fabriquant de bateaux (me rappelle plus le nom...) et ils étaient superbement équipés et optimisés point de vu de l'espace... Voilà sinon la rentrée s'est bien passée : Iris est restée digne pour la 1ere année de maternelle : pas versé une larme malgré le psychodrame qui se jouait : 2/3 des enfants qui hurlaient + mamans qui pleuraient... l'horreur! Ca ne l'a donc pas traumatisée puisqu'elle veut y retourner chaque matin : seul truc qui l'énerve visiblement et qu'elle me dit tous les soirs : "maman, on n'a pas fait peinture!" ... et Léna CM1, la routine en somme, sauf qu'elle fait un peu la tête car plus de sport et de plein air : maintenant faut bosser! Simon en terminale : beaucoup d'heures et de boulot mais il a l'air d'être motivé et Camille en formation secrétariat : elle devrait avoir son diplome à la fin de l'année aussi si tout va bien. De notre coté, cadarache le stress habituel est revenu dès la première heure de la rentrée donc je ne vais pa sm'éterniser sur ça : ça n'en vaut pas la peine... Pour les choses qui nous plaisent : André a repris la batterie et moi la natation donc tout baigne... voilà !! Bon, on vous embrasse très fort tous les 2 : vous nous manquez bien sûr et on espère vous voir le plus tôt possible. A très bientôt sur le site... De gros bisous
Jess et André

Anonyme a dit…

aperos et belles rencontres... tout l'art de la voile !