Nous sommes restés à Gijon. Cette ville nous plait, et s’il faut attendre que passe le gros coup de vent prévu pour vendredi, autant se faire plaisir ici, plutôt que de devoir retenir notre souffle à l’ancre dans un estuaire balayé par le coup de vent (on attend 40 nœuds de vent, presque force 9).
Hier soir le dîner, pris à une terrasse de la vieille ville avec Maité et Eric, fut chaleureux. Le vieux Gijon est niché sur une petite presqu’île au pied de laquelle nous sommes amarrés. Elle est remarquable par ses rues montantes, un peu comme Montmartre, et cette ambiance espagnole tapageuse et si gaie, depuis le soir jusqu’à tard dans la nuit, encore tiède en cette saison.
A minuit, embrassades et promesses de nous revoir. Leur bateau – un RM 1050 – est un bijou qu’il équipe doucement en vue du grand voyage. Maité et lui ont suivi quelques cours aux Glénans pour découvrir la croisière, et je suis impressionné par leur talent et leur audace.
On fait la rencontre de gens surprenants sur ces routes de voyage en voilier.
Nous quittons donc nos amis de chemin, et rejoignons notre bord. Le bulletin météo nous attend pour nous promettre demain du vent dans le nez, forcissant à 5 le soir, localement 6 avec une mer devenant forte là où nous allons, à 65 milles d’ici. Les bras nous en tombent, nous comptions sur une météo douce. Qu’à cela ne tienne, nous décidons de partir demain à l’aube comme prévu : nous verrons bien, et si cela se confirme (nous demanderons en chemin son avis à Michel, notre routeur) nous ferons demi tour, car il serait difficile d’atteindre notre objectif avant la nuit dans ces conditions.
Point ne fut besoin : la pluie est tombée avec tellement de vigueur cette nuit que Françou a ouvert un œil pour dire, péremptoire, que l’on ne partait pas si c’était pour se faire rincer toute la journée par de l’eau douce.
Nous nous installons donc à Gijon pour 2 ou 3 jours. Nous ne serons pas seuls : dans la darse des visiteurs se trouve une dizaine de bateaux voyageurs, en majorité des français (2 anglais quand même). Nous allons faire des connaissances, étoffer notre réseau… La plupart de ces navigateurs font sans doute route vers le Sud.
Parmi eux, Boris, Antoine et Thomas sont arrivés hier de Brest et comptaient vaguement faire route avec nous ce jour. En fait à 13 heures, leur linge séchait encore sous la pluie, et rien ne bougeait à bord. Ils viennent d’émerger, et parlent de louer une voiture, de faire du surf sur la splendide grande plage de Gijon, où de longs rouleaux viennent mourir au pied des immeubles rouges : ils ont adopté plus vite que nous un rythme de visiteurs, pas obsédés par la route à faire. Leur but est d’atteindre la Tunisie à Noël. Puis de faire un tour en Méditerranée et de boucler l’année par une remontée via le Canal du Midi. Antoine vient de finir une licence en biologie. Boris est électricien et travaille par interim, ainsi que Thomas qui travaille chez un fabricant de voiliers à Vannes (son rêve est d’être préparateur de voiliers de course). Ils ont un site qui s’appelle « le petit journal de Kassumay » que l’on trouve à l’adresse www.iblogyou.fr/ashnod .
Bises à vous tous,
Merci Jean-Claude, Gérard pour vos SMS bien livrés.
Et merci à vous qui avez fait des commentaires : on vous sent proches, et c'est bon !
mercredi 3 septembre 2008
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2 commentaires:
bravo les amoureux, on a compris que vous étiez plutôt en voyage de noces pas vraiment pressés. C'est bien profitez au maximun. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps depuis la rentrée. Baptiste a trouvé une citation sur la voile : "La voile c'est le moyen le plus lent,le plus cher,le plus inconfortable pour aller d un endroit ou l'on est bien vers un autre ou l'on n'a rien a faire"...
la famille denize.
bonjour,
j'espere que vous avez enfin le beau temps et que vous pouvez reprendre votre périple.
Dans le bureau il y a un poster de Tabarly et chaque fois que j'ouvre votre blog il hoche la tête et me fait comprendre que la mer c'est dure.
bisous à vous deux.
Lucle, GG
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