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Charivari, troisième (et dernière) séquence!

mercredi 24 septembre 2008

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Pas de titre ! Leixoes, port de Porto, fut une escale blanche. Au sens qu’elle n’a rien d’inoubliable. Le port est infect, on pourrait marcher sur l’eau tant il y a de détritus. Il est coincé entre un quai rempli de containers où accostent de gros navires faits pour ça, que des grues assaillent en permanence dans de grands bruits de ferraille, et les tuyaux d’une raffinerie de pétrole.
Le temps était de Toussaint, froid et oscillant entre grains d’orage et crachin breton. Pour aller à Porto, il a fallu prendre le métro et traverser une banlieue triste, ce qui est un paradoxe absolu pour qui a choisi de voyager en bateau… Mais on ne peut plus accoster à Porto comme d’anciens racontent, un sanglot dans la voix, qu’ils le firent. Les quais, entrevus du haut du magnifique pont Eiffel, sont envahis côté eau de barques emplies de fausses barriques de porto, et côté terre de cars de touristes amenés là pour faire le tour des caves. Cela semble être la seule activité touristique un peu fringante, car la visite de la vieille ville est décevante : Porto est une ville décrépie, l’urbanisme y a fait naufrage. Dans certains quartiers, rien n’est plus entretenu : ni façades, ni toitures, ni espaces qui pourraient être verts, et la ruine côtoie l’insalubre rafistolé. Déception !
Le fier équipage de Kassumay est parti dimanche dans l’après midi pour une grande navigation jusqu’à Lisbonne. Ils ont, eux, un bon souvenir de Porto : ils nous ont beaucoup parlé des caves… Petit salut au Papa de Thomas, qui m’a envoyé un SMS pour me dire qu’il suivait les aventures de son fils sur notre site ! Je vous rassure, ils ont une forme et un enthousiasme intacts. Mais je ne pourrai sans doute plus remplir cette fonction car les bougres semblent avoir envie d’aller vite vers la Corse. On aimait bien les retrouver. Tristesse !

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