La météo, sans doute las d’annoncer trop de vent, nous l’a joué optimiste ce matin : confiants, nous lançons donc Charivari à contourner Oléron.
Bilan : 3 heures de près avec un vent de force 6 (on a touché les 26 nœuds) et une mer qui devenait forte. Notre but étant d’entrer dans la Gironde au bout de cette folle galopade qui devait durer encore 8 heures, il me revient une petite phrase lue : éviter de prendre l’estuaire de la Gironde par vent fort et mer forte. Je décide donc de faire un demi-tour raisonnable, et nous revenons nous abriter entre Oléron et la terre, près de Fort Boyard.
Là Charivari qui sent l’écurie et n’est plus contrarié par les vagues, nous offre une pointe à 9 nœuds : pas mal pour un 13 tonnes ! Mouillage devant une belle plage d’Oléron : ça roule un peu mais c’est très beau.
Visite surprise des douaniers qui viennent à bord voir si,derrière nos mines patibulaires, ne se cache pas un trafic répréhensible : ça y est ! on nous prend pour Henri de Monfreid et Madame ! On a de la chance, ils ne découvrent pas l’atelier de couture clandestin de Françou.Ils nous donnent quelques conseils politiquement corrects : mettre le pavillon jaune en arrivant dans un pays pour appeler les douaniers si l’on a quelque chose à déclarer, ne pas négliger de payer les taxes si l’on ramène de rhum de Martinique… Nous promettons de tout respecter. Ces douaniers ont ceci de sympa, c’est qu’ils sont aussi des marins : ils nous confirment qu’aujourd’hui l’entrée dans la Gironde était à éviter.
Bref on attend toujours la météo idéale pour passer le Golfe. Ça viendra bien un jour. Pas demain : la mer devrait être encore « très forte » dans notre zone (la mer a la mémoire des tempêtes passées).
mardi 19 août 2008
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