Après Hendaye, qui fut une belle étape, nous avons rejoint Bilbao. En route, nous avons reçu la visite de ce que nous pensons être un troupeau d’orques : une dizaine de gros bestiaux de 3 mètres environ, assez trapus (rien à voir avec un dauphin) couleur blanc sale et gris, avec un aileron dorsal assez impressionnant. Le premier est venu bondir hors de l’eau le long du bateau comme pour voir s’il y avait quelque chose à bouffer, puis s’est permis une visite sous la coque. J’ai mis Popeye (c’est le nom du moteur !) en marche furieuse, et les bestiaux surpris mais curieux on
continué à nous accompagner quelques minutes, mais de loin. J’avais lu des histoires de bateaux chavirés par des orques, qui parait-il, croient s’attaquer à des baleines endormies (leur truc, c’est de foncer dedans bille en tête pour les tuer…) : Nos visiteurs ont des excuses, Charivari vu de dessous tient la comparaison avec un cétacé.
Bilbao : j’aimais le nom, ça faisait exotique… Mais faute de pouvoir
gagner la ville facilement, l’escale ne présente aucun intérêt, le port étant avant tout une vaste zone industrielle… et nous en sommes partis rapidement ce matin sous un crachin très breton. Belle navigation vers Santander, mais sans vent…Nous longeons avec plaisir cette belle côte cantabrique, dont les reliefs sont grandioses en bord de mer. Mais les nuages aiment aussi : rejoindre un abri conduit
paradoxalement à quitter le beau temps sur mer et à plonger dans la brume et la pluie entre quelque cap (cabo) ou pointe (punta) abrupts et verdoyants, mais souvent noyés dans une purée de grain qui évoque les alpages suisses par mauvais temps.
Ce soir nous sommes mouillés à l’ancre dans l’entrée de l’estuaire de Santander, sous un beau château et son parc, devant une belle petite plage : nous avons boudé les 3 marinas de Santander, on est tellement mieux à l’ancre quand le cadre est beau. Tout est paisible, et nous avons une vue magnifique sur Santander illuminé. Nous y sommes d’ailleurs allés en annexe : en 10 minutes nous étions en ville, amarrions notre zodiac au ponton du (très chic) yacht-club, un petit signe au gardien qui nous a pris pour des habitués, et nous avons déambulé à la mode espagnole dans la foule en bordure de mer. Quelques gourmandises locales avalées dans un bar, et nous retrouvions notre carré : on est loin des trépidations du Golfe de Gascogne !
Demain nous rejoignons San Vincente de la Barquera, notre première ria… La météo nous prévoit du 20 nœuds d’Est : Popeye va se reposer.
mardi 26 août 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
1 commentaire:
Ca fait du bien de lire enfin des choses reposantes, et qui correspondent d'avantage a l'aspect "croisiere de reve" que nous avions imagine - apres nous avoir partage votre cauchemard de fin de semaine derniere !!! On est avec vous, pas a pas, merci de prendre le temps de nous compter tout ceci avec vos belles plumes - et un grand bravo a ma petite maman pour son courage !!!
Enregistrer un commentaire